1984 de George Orwell

« De tous les carrefours importants, le visage à la moustache noire vous fixait du regard. Il y en avait un sur le mur en face. BIG BROTHER VOUS REGARDE, répétait la légende, tandis que le regard des yeux noirs pénétrait les yeux de Winston … Au loin, un hélicoptère glissa sur les toit, plana un moment, telle une mouche bleue, puis repartit comme une flèche, dans un vol courbe. C’était une patrouille qui venait mettre le nez aux fenêtres des gens. Mais les patrouilles n’avaient pas d’importance. Seule comptait la Police de la Pensée. »

Mon avis : Whaou, je dois dire que je ne sais pas trop quoi penser. Je suis à la fois étonnée, retournée, désappointée … Je me sens en tout cas un peu moins bête, je peux à présent réellement comprendre d’où va la fameuse expression, Big Brother is watching you. (Oui, je la préfère, et de loin, en anglais.)

Pour commencer, cette œuvre est marquée par sa date de publication. Elle date en effet de 1948 et cela se sent. La vision du monde de Goerge Orwell est anachronique de nos jours. Le Communisme n’est plus l’une de nos plus grande crainte. Sa manière de décrire les juifs est aussi … étonnante, personnellement, je suis incapable de reconnaître un « visage juif ». Il emploie également le mot nègre, qui se passe de commentaires. Il bien sûr l’ombre de l’empire russe, et de la guerre froide également avec uniquement trois super états qui se font la guerre depuis toujours sans jamais espérer pouvoir gagner sur l’autre.

Je me suis un peu sentie en décalé au début. Ces manières de penser qui différent sont sans doute en partie la raison du démarrage difficile dont parle plusieurs bloggeurs.

Nous sommes donc dans une société où tout est contrôlé, même le passé. Plus personne ne sait vraiment ce qu’il s’est passé avant la révolution et la mise en place de ce régime. Les gens peuvent disparaître du jour au lendemain et ne plus exister. Les enfants sont encouragés à espionner leurs parents et à les dénoncer s’ils le pensent pas correctement. Commettre un crime n’est plus la ligne à ne pas dépasser, il ne faut pas y penser…Ce régime représente le régime totalitaire par excellence. Il est sans doute la représentation des craintes de l’époque.

La première partie du roman est donc en décalage, prenante mais posant également beaucoup de questions et ne trouvant pas toujours de résonance en moi. Nous suivons Wilson, nous tremblons pour lui et espérons que ses croyances sont réelles. On peut dire de George Orwell le malmène et nous avec lui. Il nous fait douter, espérer, regretter et désirer avec une force peu commune.

Et ensuite, il y a le grand chambardement. J’en ai encore les mains qui trembles. Il nous enlève tout. Il est extrêmement violent jusqu’à une fin fracassante. Nous ne sommes pas dans un livre qui fait peur avant de redonner espoir, comme souvent de nos jours en dystopie. Nous sommes dans un récit qui nous emmène encore, toujours plus loin dans l’horreur. Une vraie claque. Si je reconnais que ce livre devrait faire partie de la plupart des bibliothèque, il n’est pas à mettre entre les mains les plus jeunes. C’est une référence et je comprends bien pourquoi, il ne l’a pas volé. Ce livre n’est pas à lire pour se détendre ou en cas de petit vague à l’âme.

Commander

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