Paru le 29 août 2012,
« Savoir que l’on va mourir est une chose, savoir que ça va arriver bientôt en est une autre. »
A dix-sept ans, Manon doit faire un choix : l’opération qu’on lui proposer pourrait lui sauver la vie …. ou lui être fatale. Incapable de prendre une décision, elle fugue sur un coup de tête : direction Las Vegas. Dans la ville du jeu et du rêve éphémère, elle croise le chemin de Dorian. Le vampire peut-il lui offrir la vie éternelle ? Le bonheur réside-t-il dans l’immortalité ? Rien ne sera plus pareil pour la jeune fille après cette rencontre.
Mon avis : Je voudrais tout d’abord remercier les Editions Flammarion et Mélissa du service presse pour m’avoir permis de découvrir ce livre. (hi hi hi, moi aussi je peux le dire maintenant)
Nous prenons l’aventure au pied levé, Manon apprend que les médecins ont repérés un anévrisme lors d’une IRM. Elle vit donc avec une épée de Damoclès au dessus de la tête. Il n’est pas sur qu’elle survive jusqu’à ce que les médecins aient un plan et lui expliquent quelle opération ils pensent pratiquer.
Manon est attachante et juste. Elle découvre très jeune que l’Homme n’est pas éternel. Elle ne le sait pas uniquement intellectuellement et de manière très vague. Elle risque de mourir, qu’elle soit opérée ou non.
Dorian est un personnage éphémère, un personnage de spectacle qui utilise sa vraie identité pour gagner sa vie. Il appartient au genre des vampires torturés qui se posent beaucoup de questions.
Un « couple » étrange, fait pour se rencontrer. Le roman est court, vif et très intéressant. Les questions sur la vie, sur la mort et la vie éternelle ne sont pas nouvelles mais sont ici adaptées à des collégiens. Je dois reconnaître que traiter le thème des vampires en prenant en compte un public aussi jeune m’a parue étrange. La mort ne s’en prend malheureusement pas qu’aux adultes, à ceux qui sont censés pouvoir faire face. La part de luxure et de déchéance souvent présent dans les livres de vampires a bien sûr été écartée. Cette nouvelle vision, un peu tronquée, est très bien présentée par Fabrice Colin et reprend toute sa place.
Je dois dire que j’ai apprécié cette histoire, malgré quelques petits points. Je suis quasiment sûre qu’un mineur ne peut pas quitter le territoire nationale sans avoir une autorisation de ses parents et certaines pensées de Manon m’ont parfois parues matures, trop adultes pour appartenir à une jeune fille de dix-sept ans.
Un récit qui permet d’accompagner les plus jeunes dans une réflexion sur la vie. Elle n’est certes pas nouvelle, à part peut-être pour le public à qui elle s’adresse, mais très bien amenée. Avec ses 145 pages, il se met à la portée de tous les lecteurs.





